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Aspects et évolutions
Les « trucs »
Questions
Témoignage
Quelques modèles



Adultes
 
Rappel (si, si, c’est nécessaire !)

La D.A. est un processus

On fait une D.A. pourquoi ?

Parce que l'on est atopique.

L'atopie est une prédisposition génétique à faire des allergies.

On fait donc des allergies :

- alimentaires : pénétration par la muqueuse digestive.

- aux pollens divers, aux moisissures, aux protéines-phéromones d'animaux, aux poussières contaminées par toute sorte d’allergènes : pénétration par les voies respiratoires.

- aux toxines infectieuses (le staphylocoque doré prolifère gaillardement sur une DA).

Et nous voilà avec des lésions de D.A. !

Mais ce n'est pas tout !

La D.A. s'entretient par des phénomènes non allergiques : histamino-libération, apport d'histamine et de tyramine dans l'alimentation, chaleur, émotions, sport, fatigue, manque de sommeil, irritations, occlusion, air confiné, grattage, massage, câlins amoureux, modifications hormonales...
De plus, lorsque nous sommes en situation inflammatoire persistante, nous devenons réactifs à des allergènes de contact divers (poussières, produits chimiques volatiles, composants des crèmes et des médicaments topiques...)

Et ce n'est encore pas tout !

Une allergie va en relancer une autre. Exemple : mobilisation vers les pollens, relance de l'infection ; et, à l'inverse, D.A. infectieuse et activation des sensibilisations anciennes...(jeu siamois et inter-stimulation des cellules TCD4 ?).

Il est bon de se rappeler tout à la fois :
1) le maintien de l’inflammation ci-dessus citée
2) que les IgE se reproduisent en zone inflammatoire sans nécessiter la présence d’allergènes.

Observation : chez l’adulte, le visage demande une attention particulière. Cette zone est prédisposée à l’eczéma de contact (multiplication de produits aux composants allergisants). Prédisposée également à des réactions inflammatoires (fumées, pièces sèches). Prédisposée aussi au développement de levures de type Malassezia (conséquence de l’application excessive d’un dermocorticoïde ou suite à une immunodépression médicamenteuse) et à l’utilisation de cosmétiques favorisants. Voir plus bas + Piège N° 11
Au niveau du visage, l’imbrication eczéma de contact//dermite irritative//dermatose inflammatoire//dermite séborrhéique//surinfection bactérienne ou mycosique est confusionnante pour tous, médecin et personne DA. Alors, douceur et prudence...

Conclusion
Pour nous soigner, nous ne pouvons nous arrêter aux "allergènes".
C'est la connaissance du processus qui fait le soin.
 

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On s’active :


On agit sur le symptôme (aseptisation, crèmes anti-inflammatoires...)

On agit sur le (les) facteurs déclenchants

On agit sur les facteurs de contact qui entretiennent
(fibres synthétiques, viscose, soie, lin, ramie, vêtements mal rincés...).

On supprime (jusqu'à disparition totale de toute démangeaison) l'histamino-libération (y compris le sport) + les apports en histamine.

Et si l'adulte veut bien faire l'effort de réduire l'apport en acide arachidonique (réduire l'apport massif de graisses animales)...
L’acide arachidonique est un dérivé d’acide gras essentiel. Il active la production de leucotriènes co-responsables de l’inflammation dans toutes les pathologies inflammatoires : les leucotriènes LTB4.
L’acide arachidonique se trouve à l’état direct, en petite quantité dans toutes les graisses animales (beurre, gras des viandes, partie lipidiques des fromages gras…).
Et dans la foulée, préférons l’huile d’olive et l’huile de colza pour nos salades et petits plats (oublions les huiles de tournesol, de pépins de raisins, de maïs).

Histamine,tyramine et histamino-libération : vins, champagne, parmesan (pile d’histamine !), fromages fermentés, (camembert, roquefort, munster...), gruyères, saucisson, jambon cru, viandes fumées, fraises, épinards, sauce tomate, thon, escargots, poissons fumés, crustacés (sushis !) épices, sauces fermentées, ail oignon échalotte crus, radis forts, levure de bière (ultra-levure), gibiers faisandés, cacahuètes, lentilles, haricots secs, fruits exotiques, chocolat, colorants divers.
 

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Aspects et évolutions


Tout d’abord, il y a le prurit, premier ressenti anticipant le symptôme.

Il y a sécheresse, localisée ou étendue.

Il y a les vésicules qui vont lâcher un liquide clair.

Il y a les lésions : soit rouges et sèches, rouges et suintantes ; soit sèches et fines ou lichénifiées.

Il y a les surinfections qui vont amplifier le prurit ; il y a écoulement et formation de croûtes jaunâtres, marronnâtres.

Il y a le prurigo : boutons rouge-violine situés principalement sur les avant-bras et le bas des jambes. Le prurigo se transforme en lésions facilement surinfectées sous l’effet du grattage. Son extension peut être rapide.

Il y a l’odeur (de douçâtre à écoeurante en fonction de la sévérité de l’atteinte).

Il y a les démangeaisons, les tiraillements, un inconfort corporel généralisé.

En accompagnement, il y a l’urticaire, les oedèmes.

L’urticaire est favorisée par l’activité physique, la fatigue, l’occlusion…Tout atopique connaît les différents types d’urticaires.

Vers 25 ans, la femme atopique va faire des réactions au soleil (lucite estivale), situées surtout sur la partie haute du corps.

Les années passant, l’irritabilité cutanée s’accentue. Le corps exige le seul textile 100% coton…

Vers la quarantaine, chez la femme, des modifications hormonales (baisse de production de progestérone) peuvent favoriser des réactions d'hypersensibilité à des aliments (crustacés, légumineuses dont cacahuètes, épices, alcool). Les symptômes sont de l’urticaire ou (et) des oedèmes.

Et les hommes me direz-vous ? !

Ont-ils plus de chance ? A l’expérience, pas vraiment : ils sont moins doués que le sexe opposé. Quoi ? ! ! Ben oui : comme dans notre pathologie, il s’agit de comprendre et de s’adapter…il semble que cette orientation ne soit pas une grande tendance masculine. Ces messieurs pensent que le génie humain a bien dû savoir trouver le médicament…alors, pourquoi se casser la tête à comprendre ! …et ils galèrent, à la poursuite du médicament…

Honnêtement, leurs activités professionnelles sont plus pénalisantes que celles des femmes : on les voit plus nombreux dans l’industrie automobile, le bâtiment, mais aussi dans l’alimentaire, le travail avec les animaux, sans oublier le maniement des produits toxiques, irritants et allergisants de l’agriculture.

« Y mettre du sien »

On l’aura compris : gérer sa D.A. ce n’est pas plus mettre la crème Trucmuche ou Machinchose que d’accumuler les tests d’allergologie.
 

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Bon, mais y-a-t-il des trucs ?

L’eau

Quand ? : tout le temps.

Pourquoi ? L’eau est un rééquilibrant cutané. Comment agit-elle ? A ce jour les questions se posent encore. Objectivement l’eau est le meilleur hydratant, le meilleur asséchant (et oui !), le meilleur cicatrisant…

Lesquelles : eau d’Evian (en pulvérisateur). Parce qu’elles sont peu minéralisées et qu’elles contiennent des silicates. Eau du Mont Roucous pour son pH acide (5,8), eau Montcalm (Système U), eau de source de Metzéral (la plus douce, la plus adaptée), appelée aussi eau du Vallon, en vente dans le quart nord-est de la France et chez Lidl en pack de 50cl.
Et aussi les pulvérisateurs d'eaux thermales : La Roche Posay.
Eviter les pH supérieurs à 7 pour une utilisation quotidienne.

En vacances : rechercher les lacs naturels, les rivières (avant leurs niveaux de pollution !). Rechercher les régions où l’eau du robinet est peu minéralisée (Massif-Central, la Creuse, les Vosges, le Haut Languedoc…). Se baigner, se doucher jusqu’à satiété. Bruno, atopique certifié conforme a fait l’acquisition d’une maison en bord de Loire (dans le premier tiers de la Loire) : les baignades et l’eau du robinet en sont pour lui une cure délicieuse.
Le test de l’eau adéquate : c’est quand on a l’impression de ne pas pouvoir rincer le savon.

Les aseptisants

1) Le permanganate de potassium ; il aseptise et assèche sans effets secondaires. La couleur de dilution : rose pour les enfants. Violine pour les adultes. On prépare un petit flacon, et on tamponne avec un coton ; ça colore !, alors, on fait ça avec des gants ménagers.

2) Le Dakin

3) Septivon (à rincer). Septéal, pour adultes (alcoolisé). Cytéal (à rincer.
contient chlorocrésol composant allergisant)

4) Biseptine

5) Bétadine rouge, Bétadine jaune (pour les grands et adultes)

6) Légers :
Eau de Dalibour,
Les gels lavant au cuivre et au zinc : gel Dermalibour d’ADerma, gel CU-ZN d’Uriage.

Les « asséchants »

L’eau (encore !), Sérozinc (Roche Posay)

Les colorants (éosine, solution de Millian, fluorexéine). Pas appréciés des médecins car on n’y voit plus grand chose !

Les pâtes à l’eau toutes simples avec oxyde de zinc :
BebeBiafine Pommade de Change
ABCDerm Change Intensif de Bioderma

Les anti-gratouille (pas toujours !)

L’eau (et oui !), le sérum physiologique

Décoction de Son d’Avoine

Du bicarbonate de soude dans l'eau du bain

Le spray Sérozinc (Roche Posay)

L’éosine

BebeBiafine Pommade de Change, ABCDerm Change Intensif

Le talc de Venise

L’amidon de blé ou de maïs

Le gel de calamine

Le régime sans histamine (toujours)

La fuite des fumeurs (toujours)

Vêtements en contact direct avec la peau en 100% coton

Pas ou peu de lessive dans le lave-linge (les machines à laver modernes rincent mal).

Les anti-tiraillements

1) L’eau ( !), le sérum physiologique, Sérozinc, décoction de Son d’Avoine

2) L’air brumisé, humidifié
Un cadeau à se faire offrir : un diffuseur de nanoparticules d’eau (brume ultra fine).
Ou : mettre de l’eau dans une cocotte minute. Quand la soupape fait « pchitt », la retirer, et se mettre au-dessus à 30 cm : c’est tiède, tout micronisé, et ça humecte délicieusement bien notre peau et nos muqueuses nasales et bronchiques. Ceci était un vieux « truc » de médecin pour les asthmatiques. Mais seulement si la cocotte minute est posée sur une plaque électrique et non sur le gaz !

3) Les crèmes type cold-cream
Cold cream La Roche Posay : le plus classique, le plus neutre
Cold cream de Codexial (sur commande en pharmacie) attention pas la formule fluide !
Cérat de Galien modifié de Codexial (au-dessus de 3 ans)

Chez Dermalex : crème Eczéma-Baby (bonne formulation). Convient à tous les âges !

Et aussi : Codexial Glycérolé (sur commande et sans confondre avec le classique glycérolé d’amidon)

Et encore : la glycérine, assouplissante, simple (la glycérine est un sucre, pas une graisse).

Rappel : pas de crèmes « hydratantes, relipidantes, émollientes » lors d’une poussée de DA, quelles que soient l’expression des lésions.

4) Les crèmes avec du cuivre et du zinc :
Crème Cicalfate d’Avène
Crème CU-ZN d’Uriage
Crème Dermalibour d’A-Derma (la plus émolliente, composition remarquable).
Crème Réparatrice CICA de Topicrem
Ces crèmes sont une aide au « retour à la normalisation »...mais attention : lorsque le risque infectieux a disparu.
Une excellente pommade « cuivre-zinc » est hélas composée sur une base de lanoline : Dermocuivre. Il faut en arrêter l’utilisation lorsqu’un prurit commence, signe d’allergie de contact.

5) Les "pâtes à l'eau" :
BebeBiafine Pommade de Change, ABCDerm Change intensif de Bioderma.
Remarquables pour faire disparaître petites rougeurs et petites zones sèches.

6) La toilette
Pain dermatologique A-Derma. Il calme réellement une inflammation légère.
Pain dermatologique Aveeno Bar : même action que le précédent.
Pain dermatologique Avène
Pain Dermoliquide Saugella
Et aussi les syndets « cuivre-zinc », excellents assainissants-doux (voir plus haut).

7) Divers
Un bon anti-solaire : stick DermaBlend de Vichy (fond de teint en bâton, vraiment hypo-allergénique, SPF 30).
Bonne protection (froid, solaire) : mélange de « pâte-à-l’eau » et de cold cream. Exemple : BebeBiafine-Change + cold-cream LRP.
Idem avec ABCDerm-Change Intensif. A chacun de voir.
Une poudre-teintée 100% minérale : UNE (Monoprix...)
Attention : pas d’utilisation de pinceaux-blush : leurs poils enflamment nos joues !

Et puis encore ?

La prise par voie générale, en capsules d’acides gras essentiels oméga 6 et oméga 3. Il est préférable que la quantité d’oméga 3 soit supérieure aux oméga 6. Par exemple : matin et soir, une capsule comprenant n-6 et n-3 de bonne qualité (
Eltéans par exemple) + une capsule de n-3 ou une cuillerée d’huile de lin.
En période de poussée : que des n-3.
La salade de pourpier (cueillette sauvage) nous apporte une bonne quantité de n-3.
L’huile de lin, très riche en AGE n-3 (56 à 71%) se trouve en magasin bio.

La réduction d’apport en acide arachidonique : à l’état direct dans les graisses animales (beurre, fromages, gras des viandes) et le jaune de l’œuf.
Rappel : des études ont montré que, chez l’atopique, la production de leucotriènes LTB4 par les neutrophiles étaient potentialisée par la concentration en acide arachidonique exogène*. Cette surproduction ne se fait pas chez un sujet non atopique.
*apportée par l’alimentation

Pour la cuisine, remplacement du beurre par des huiles monoinsaturées : huile d’olive (salades et cuissons) et huile de colza, huile de noix (salades).

Régime sans histamine, en période inflammatoire.

Attention : le
Malassezia furfur (mais dans ce cas, ce n’est pas une DA, c'est une dermite séborrhéique). Une eau à pH acide (6) est conseillée (eau de source Mont Roucous).
Remarque : les eaux à pH acide (6 ou moins) vont freiner sérieusement le développement des germes infectieux et du
Mf.
Le mieux : acidifier l’eau avec du vinaigre de cidre (sans sulfites).
A savoir : contrairement aux
candidas, qui se développent en milieu acide, le Malassezia furfur se développe en milieu alcalin. Donc on le contraint en milieu acide (pH en-dessous de 5).
Les hydrolats de plantes ont un pH acide. Les choisir sans conservateurs, sans géraniol, sans linalol. Un excellent labo :
Essenciagua (magasins bio et sur le Net). Pour les rougeurs d’une DS, préférer l’hydrolat d’hamamélis.
Pour assainir une peau colonisée par les
Malassezia : DS Gel nettoyant d’Uriage. Gel py-zn de Dermagor (excellent ponctuellement, mais attention à ses multiples composants irritants).
Bon décapant en douceur : pain à l’huile de cade (savon Louve, Savonnerie Saponière) garanti sans lanoline, sans HE.
Commande directe sur le Net.
Le pain à l’huile de cade est à alterner avec un aseptisant à rincer à la chlorexidine (Cytéal, Septivon), à alterner aussi avec un pain dermatologique simple sur eau acidifiée.
Traitements sur ordonnance : Ketoderm, Sébiprox, Selsun, Lithioderm. Leur efficacité est transitoire.
La Dermite séborrhéique (DS) est facilement diagnostiquable : elle atteint le cuir chevelu avec des démangeaisons importantes, le visage, le cou, des lésions inflammatoires descendent sur les épaules et peuvent s’étendre jusqu’à la partie haute des fesses.
Après l’amélioration, on n’oublie pas le bon geste « pH acide ».
La DS est favorisée par la chaleur humide (sans soleil), par l’utilisation de cosmétiques « gras » et des composés siliconés (diméthicone, ciclométhicone...).
L’exposition au soleil, sans corps gras amène souvent la disparition des lésions.
Lorsque la DS devient légère, on peut la faire disparaitre en appliquant sur la peau une ampoule de
Lithium Oligosol. Le Lithium inhibe la production d’acide arachidonique lui donnant ainsi une activité anti-inflammatoire. De plus, il a une activité anti-levure.
Une vitamine favorise le traitement de la DS : la Biotine.
Et aussi : l’huile de foie de morue (1cuillerée à café/jour pour un adulte). Son action fait peu à peu disparaître les rougeurs, les démangeaisons...et les lésions modérées dues au
Malassezia Furfur...(peut-être l’action conjuguée de la vitamine A et des AGE n-3 ?).


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Retour à la DA après l’apparté
Malassezia

Des tisanes de plantes bien de chez nous peuvent nous aider : la fumeterre, la bardane, la pensée sauvage, la salsepareille, le plantain, le pissenlit, l’ortie piquante.

Les oligo-éléments sont intéressants : zinc, cuivre, manganèse + sélénium de temps à autre.

Une ampoule de Zinc-Oligosol sur le visage…c’est souvent apaisant ou préventif.

On parle beaucoup des supplémentations en lactobacilles pour les petits atopiques ou pour leurs mamans allaitantes.
Et pour nous ? pourquoi pas ? Le Dr Jean Seignalet en prescrivait systématiquement durant une année pour équilibrer la flore digestive de ses patients. La stimulation immunitaire digestive est prouvée.

N’oublions pas !


Quelquefois, il faut en prendre. De quoi ? …des antibiotiques. Aussi, n’oublions pas : les antibiotiques détruisent la flore digestive. On a alors tendance à développer des levures (Candida albicans ou autres…), ce qui va relancer ou aggraver la DA ! Aussi, n’oublions pas de demander au médecin une prescription de lactobacilles qui seront pris durant la cure d’antibiotiques et poursuivis encore une semaine.

Et : surtout pas d’ultra levure (
Saccharomyces cerevisae). Elle est pour nous très allergisante et histaminolibératrice. On peut en trouver dans des ampoules de lactobacilles, dans des comprimés multi-vitamines, multi-plantes (on se retrouve alors avec des démangeaisons inexpliquées...).

L’ultra levure appelée aussi levure de bière, n’est plus allergisante lorsqu’elle est cuite (ex : dans le pain).

Les lactobacilles et l’ultra levure sont des molécules tout à fait différentes. Evitons la confusion.

Traitements cutanés médicaux en application locale

1° Crèmes et pommades à la cortisone
La cortisone est un immunosuppresseur qui a une activité anti-inflammatoire efficace. C’est pour cette activité anti-inflammatoire qu’elle est utilisée comme traitement local du symptôme. Son utilisation est incontournable, très ponctuellement. La technique est d’appliquer le produit là où il y a de l’eczéma, quand il y a de l’eczéma.
(le chlorocrésol est présent dans des crèmes corticoïdes. Les applications successives peuvent créer un eczéma de contact, donc un échec au dermocorticoïde).

2° Pommade Protopic (tacrolimus)
Le tacrolimus est extrait d’un champignon dont on tire des médicaments immunosuppresseurs généralement administrés par voie générale.
Son utilisation est limitée et sous contrôle médical attentif.

Ces traitements ne doivent pas s’appliquer en cas d’infection des zones à traiter.
Ces traitements cutanés sont à associer obligatoirement à une bonne éviction des allergènes, et au choix de produits de toilette simples.


 

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Quelques questions de Gilles, afpadien…


Notre propos, notre vécu à nous, afpadiens…en espérant que quelques conseillers médicaux s’y colleront !
<< La fatigue chez l'eczémateux : la fatigue fait-elle partie intégrante du tableau clinique au même titre que l'inflammation de la peau... Si oui pourquoi ? Comment ? Quels sont les traitements les plus efficaces ?>>

Ah , notre fatigue, Gilles ! Elle est bien réelle ; mais est-elle constante ? Et bien non.

Elle accompagne telle la glue, une surinfection ou une infection latente : le système immunitaire est en combat constant (heureusement, sinon, nous ne serions plus là !)

La fatigue est là encore lorsque les allergènes de l’environnement nous « bouchent » les sinus et abrutissent notre quotidien…mais elle n’est pas semblable à celle de l’infection.

Elle est proche de celle occasionnée par une D.A. due à une allergie aux animaux : il y a épuisement par manque de sommeil, nervosité consécutive aux démangeaisons. Elle n’est pas affaiblissante comme lors d’une surinfection.

Chez Monsieur Tout-le Monde le système immunitaire travaille en permanence : il détruit tous les jours des cellules cancéreuses, des cellules auto-immunes, des bactéries, des virus. Mais ceci est sa «ballade quotidienne », et cette ballade ne fatigue personne.

Quand il y a surcharge de travail, la sensation d’épuisement rappelle à Monsieur-Tout-le-Monde sa fragilité ; c’est le cas pour une grippe, pour une gastro-entétite etc.

Chez un atopique guéri, il n’y a pas de fatigue particulière, fusse-t-il bourré d’IgE.

Chez l’atopique-chronique, le travail excessif de ce système immunitaire qui n’a pas trouvé sa maturité accapare sans doute une bonne part de l’énergie de l’être humain.

Mais c’est quoi l’énergie ? En quels termes biologiques s’exprime-t-elle ?

Est-il possible de la booster malgré tout ?

Le savoir est ouvert…..merci d’avance !

<< Quel peut être l'apport de la phytothérapie ? Bardane, pensée sauvage, fumeterre en interne, beurre de karité, calendula en externe. Ces plantes ont-elles un intérêt ou pas aujourd'hui ?>>

Dans le Pile & Face n° 5, Gisèle Portier Pharmacienne dans un laboratoire de phytothérapie, nous parlait de la bardane, de la fumeterre, de la pensée sauvage.

Ces plantes ont été étudiées plus particulièrement à la Faculté de pharmacie de Montpellier, et les publications sont accessibles aux étudiants.

Les plantes, tout comme la majorité des médicaments sont utilisés de manière objective : on teste et on prend en compte le résultat. Bien sûr, l’expérience pour certaines plantes « bien de chez nous » témoigne de résultats fort intéressants, depuis longtemps, et nul ne les remet en cause. Elles sont souvent un « coup de pouce » pour sortir d’une période difficile.

Rappel rapide et global :

Fumeterre : antihistaminique, antisérotonine, anti-inflammatoire.
Attention : la fumeterre ne doit être utilisée que sur de courtes périodes (quelques jours).

Bardane : contient un principe antibiotique.

Pensée sauvage : dépurative, antiprurigineuse.

Parce que les plantes sont des médicaments, leur auto-utilisation sans avis médical n’engage que l’adulte. Il est conseillé aux parents de consulter le médecin avant leur utilisation.

Vous parlez aussi des applications cutanées. Tout de suite : le beurre de karité contient des acides gras essentiels de la série n6, donc à éviter. De plus, il a un composant « latex » qui explique sans doute la réaction de notre peau.

Le calendula est connu pour ses propriétés antiseptiques et cicatrisantes. Mais comment l’employer ? Il faudra veiller à ne pas en utiliser la teinture-mère sur la peau d’un tout petit, et lire attentivement les composants des crèmes au calendula (pas de lanoline, pas d’huiles essentielles, pas de parfum, et conservateur toléré).

<< L'homéopathie dans le traitement de la DA : que peut-on en attendre ? approche de cette affection sous l'angle homéopathique. Article de fond illustré par des exemples de succès et d'échecs >>

Alors là, c’est le plus dur !

Dans des premiers Pile & Face, Marie-Noëlle Domalain nous a présenté l’homéopathie, les théories, les différentes tendances (unicistes et pluricistes) ; elle a également répondu à des questions (antibiotiques et mycoses, influence d’un vaccin).

Quasiment tous les afpadiens ont consulté en homéopathie ; tous font appel aux antibiotiques, aux dermocorticoïdes, aux aseptisants, aux cosmétiques ; tous les enfants suivent un régime ; tous les grands suivent ou ont suivi un régime ; beaucoup partent en cure thermale.

Témoigner des effets bénéfiques ou non de l’homéopathie dans le traitement d’une D.A. est impossible : toutes les thérapeutiques sont employées, ensemble ou successivement.

Cependant, nous avons voulu aller au plus vrai des choses. Aussi, dans deux Pile & Face, des situations précises ont été présentées, associées à deux questions : « Quelle est votre investigation ? Que proposez-vous ? ». Des médecins-homéopathes les ont reçu en direct ; vous, les afpadiens réellement intéressés aviez la charge de soumettre ces questions à votre homéopathe.

Pas un seul d’entre vous ne l’a fait (ou n’a obtenu de réponse ?) ; un seul médecin a répondu, le Dr Pierrette Gengoux dermatologue - homéopathe à Bruxelles.

Nous attendions d’avoir d’autres courriers pour vous soumettre le dossier.

Depuis notre création, nous avons souhaité que des homéopathes travaillent sur la prévention des maladies ORL chez un petit atopique.

Quelle conclusion tirer de ces silences ?

La conclusion qui vous ressemble !
 

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Témoignage


Chaque soir qui arrive est un supplice, car je sais que je vais me gratter à sang, que je me réveillerai les cheveux collés et poisseux. Chaque matin, le spectacle des draps et de mes vêtements couverts de sang et de squames m'insupporte. Avec mon ami, nous avons recours à un stratagème pour éviter que je me gratte. Nous nous attachons les mains avec un foulard. Ainsi si je me gratte, la tension exercée sur ses bras le réveillera, et il m'empêchera de le faire. Ce système s'avère efficace, mais pas totalement. Les démangeaisons sont si intenses que d'une manière ou d'une autre, j'arrive toujours à déjouer les "pièges". Les week-end, je recule le plus possible le moment d'aller me coucher. Jusqu'à 3, voire 4 heures. Si la nuit est un supplice, le matin ne vaut pas mieux. Premier réflexe, que j'ai toujours aujourd'hui, me toucher le visage, écarter mes lèvres, afin de constater l'étendue des dégâts. 2ème étape : aller me regarder dans la glace de la salle de bains....

....Je retourne consulter. Nerveusement, je suis à bout. Sur les nerfs tout le temps. Très difficile à vivre et en même temps très déprimée. Mon ami est aux premières loges. Son sommeil à lui aussi est troublé. Je ne supporte aucun contact physique, je veux oublier cette peau meutrie qui est devenue ma pire ennemie.

Mon humeur et mon moral sont directement proportionnels à l'état de ma peau. Les jours de crise, mes idées sont terriblement noires. Rien ni personne ne peut me soulager dans ces moments-là. Je choisis l'isolement et le repos, ce qui n'est pas toujours facile à faire accepter à mon entourage. Pourquoi moi ? Je n'avais jamais été malade auparavant, j'étais solide comme un roc. Mon grand-père avait de l'eczéma et de l'asthme, ses 2 filles ont respectivement de l'eczéma et de l'asthme elles aussi. Je suppose que mes enfants, si un jour j'en ai, ont de grandes chances d'être atteints aussi. Je ne souhaite pas qu'ils traversent ce que j'ai enduré. Ce qui est étrange, c'est que mon atopie se soit déclarée à l'âge adulte. Mes parents m'ont confirmé que je n'avais rien en étant bébé. Personne n'a pu m'expliquer ce phénomène.....

Le témoignage de Sophie, dans le Pile et Face n°12, m'a bouleversée. Qu'est devenue sa famille, et notamment son mari Eric ?

En vous remerciant de votre écoute, et dans l'attente de votre réponse, impatiemment,

Marie-Claire

Jules et Alice , les enfants de Sophie vont très très bien ; quant à Eric, il "pète" la forme. Son staphylo a été éradiqué en service d'infectiologie ; perfusion d'antibiotiques et mise sous morphine pour atténuer la souffrance. Il en est ressorti tout neuf, et avec un désir de séduction d'enfer ! Bon...il surveille quand même son alimentation pour éviter tout prurit, et Sophie traque le moindre bouton...mais y'en a plus !

A tous : en discutant avec Marie-Claire, on peut comprendre quel a été le processus d'installation dans la D.A. : Marie-Claire, qui n'a pas pour habitude de se peinturlurer, s'était maquillée, pour assister à un mariage ; petites démangeaisons insignifiantes. Le soir, elle assiste à la dispute de personnes qu'elle aime profondément. Elle pleure beaucoup. Rentre à Paris, et rejoint son copain ; il ne s'est pas rasé. Gros câlins contre ses joues pas rasées. Joue sensibilisée contre joue pas rasée...le lendemain, l'eczéma de contact est là, d'emblée surinfecté ; les gestes de soins immédiats n'ont sans doute pas été des plus heureux. Assez rapidement, elle est mise sous cortisone par voie générale...le reste, l'enchaînement, vous connaissez.
 

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Quelques modèles


Une adulte. Eczéma visage-cou. On lui propose la cyclosporine. Le mari médecin et le copain dermato disent « Non, mais, ça va pas ? ! » Elle appelle, on discute. Elle consulte ailleurs : Malassezia furfur (dermite séborrhéique-DS) Traitement local. Tout s’améliore. elle comprend qu’elle aura à traiter de temps à autre. Et elle s’applique la discipline atopique (voir + haut).
Attention, la dermite séborréhique est un piège. Le soleil l’aggrave par son action immunosuppressive. Les crèmes cosmétiques vont faire proliférer la levure responsable de cette dermatose.

2) Un adolescent. Sa DA est apparue au cours d’un camp de vacances : baignade dans un étang. Toute la bande d’ados boutonne. Pour lui la DA s’installe et s’amplifie au cours des 3 années qui passent. Lorsque sa maman appelle, il a des lésions et des boutons très prurigineux un peu partout. Il est à bout et sa maman aussi. Le traitement est enfin mis en route : antibiothérapie spécifique par voie générale. Arrêt des crèmes aux oméga 6. Belle rémission, régime sans histamine, départ en cure thermale pour consolider tout cela.

3) Etudiant en médecine. Vit seul dans une chambre d’étudiant. Son père appelle : son fils se gratte de plus en plus, est de plus en plus mal, et ne veut rien savoir.

Il travaille avec devant lui la cuillère plongée dans le pot de Nutella, la cigarette collée au bec, et retrouve les animaux familiers lorsqu’il rentre chez ses parents.

Non mais, causez toujours… puisque la médecine existe, il y a bien un traitement !

Le médicament aurait-il décervelé l’homme ?

Conclusion

L’atopie, c’est malin, et la DA est une pathologie très intelligente. C’est pour cela qu’elle est passionnante. Alors, on se met à son niveau très très fûté…on la piège, et on vit de mieux en mieux.
Foi d’atopique !

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